Témoignage
de
Nicole
Témoignage à
partir du Vidéo de Nicole
Papa :
Bonjour Nicole.
Nicole : Allô
Papa.
Papa :
Comment ça va ?
Nicole :
Ça va bien !
Papa:
J’aimerais bien te donner une accolade, mais c’est un peu difficile. Je
vais donc faire comme dans les films : (Papa lui donne un baiser sur la
main).
Nicole :
(Rire…)
Papa
: Pour toi, Nicole, Toute la
Bible en parle ce n’est pas de l’inconnu, puisque autrefois tu
faisais partie de l’équipe et que tu nous as aidés. Est-ce que tu pourrais
nous rappeler ce que tu faisais, il y a quelques années, au sein de l’équipe
de Toute la Bible en parle ?
Nicole : En
1972 peut-être, lorsque tu as commencé des émissions à la télévision ?
Papa :
Oui, mais à l’époque, c’était des émissions pour enfants.
Nicole : J’avais
10 ans et ma sœur, France, en avait 9. Tu racontais une histoire et nous t’aidions
durant l’émission. Je faisais la voix de la marionnette : Binette.
Papa :
Oui, on a fait cette émission pour les enfants pendant quelques années. Puis
ensuite, tu nous as aidés à l’émission Toute
la Bible en parle.
Nicole :
Oui, j’ai aidé comme régisseure. C’était moins compliqué que maintenant.
(Rire…) Au cours des années, l’équipe s’est agrandie et Monique a
pris la relève.
Papa :
Si tu me le permets, on va tout de suite aller au vif du sujet puisqu’on a
beaucoup de choses à se raconter. C’est un vrai plaisir pour moi que de
pouvoir t’interviewer. Tes amis seront sans doute intéressés à savoir
comment tu t’es retrouvée à l’hôpital et en fauteuil roulant ?
Nicole : Au
tout début, lorsque le problème a commencé, j’avais tout simplement mal au
dos. Je travaillais depuis plus de 2 ans comme coiffeuse au même salon, puis j’avais
toujours mal au dos. Surtout lorsque je travaillais au lavabo pour donner des
shampoings, j’avais mal au rein du côté opposé que je me penchais. Donc,
pour moi c’était logique.
Alors, je suis allée consulter un acuponcteur,
mais il m’a dit : Mademoiselle, vous avez quelque chose de cassé ou
de déplacé et je ne peux malheureusement vous aider. J’ai ensuite
reçu des soins chiropratiques, mais plus j’y allais, plus j’avais mal. Avec
le temps, je ne pouvais plus dormir la nuit. Puis, je me suis mise à boiter en
marchant. Mon mal s’aggravait de plus en plus.
J’ai donc consulté un neurochirurgien. Je n’avais
plus de réflexes dans la jambe qui me faisait terriblement mal. Alors, il m’a
demandé de me rendre à l’hôpital le lendemain pour me passer un examen de
la moelle épinière, une myélographie. Il te rentre l’aiguille là où
ça fait mal, pour injecter un liquide opaque. Au début, il pensait que j’avais
une hernie discale, mais avec ce test-là, ils n’ont trouvé d’anormal. J’avais
peur de me faire opérer. Si j’avais su ce que j’avais, j’aurais eu moins
peur de me faire opérer.
Ensuite, on m’a fait passer un CAT scan et c’est
avec ça qu’on a découvert que j’avais un chondrosarcome, un cancer de la
moelle de l’os de la hanche.
Lorsque le médecin est venu, il s’est assis
sur mon lit et il m’a appris les résultats de l’examen. Il m’a dit que j’avais
un cancer. Je suis partie à rire et j’ai dit au médecin : Hein, t’est
pas sérieux ? (Sanglots…)
Papa :
(Sanglots…) On va essayer de continuer, si tu le veux bien.
Toi, Nicole, tu as grandi dans un foyer chrétien. Quand as-tu reconnu l’importance
d’accepter Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel ?
Nicole : J’ai
passé toute ma jeunesse en assistant dans des camps chrétiens. On chantait de
beaux cantiques durant les réunions et aussi aux feux de camp. L’avant-midi,
on nous racontait des histoires missionnaires et on pouvait s’identifier avec
les personnages.
Et toi, tu étais directeur du camp et tu
racontais les histoires bibliques le soir. Tu faisais une application pour nous
inviter à accepter le Seigneur Jésus comme notre Sauveur personnel. Alors le
salut nous était expliqué clairement pour nous apprendre comment aller au ciel
et comment vivre pour plaire au Seigneur. J’ai appris qu’au début, Dieu est
notre Sauveur, Il nous sauve de l’enfer et de nos péchés. Après ça, il
peut devenir notre Seigneur. Bien souvent, les gens s’arrêtent à : Sauveur,
mais ils ne l’invitent pas à être leur Seigneur, comme Celui qui doit
diriger notre vie. J’aime bien insister sur la différence des deux
expressions. Je l’ai accepté tellement souvent que je m’en vais
sûrement au ciel ! (Rire…)
Papa
: C’est mieux de l’accepter 10
fois que pas du tout, hein ?
Nicole : On
aimait ça parce que le soir, au camp Béthel, tu passais le micro aux jeunes
pour qu’ils puissent dire en quelques mots comment ils avaient accepté Jésus
comme leur Sauveur personnel. Il y avait des petits et des grands qui s’approchaient
et ils pouvaient tous parler au micro. Il arrive parfois qu’on se
demande : Est-ce que je peux m’avancer pour parler au micro ?
Et tu ne le peux pas parce que tu n’as pas
accepté le Seigneur Jésus comme ton Sauveur. Et c’est à ce moment-là que
tu te poses la question pour savoir si tu l’as vraiment invité dans ta vie et
que tu te dis : Est-ce que c’est bien clair que je l’ai invité dans ma
vie ? Tu te dis peut-être que oui, juste comme ça, parce qu’une bonne fois
que tu as passé proche de te noyer et que dans ces moments-là tu penses à
Dieu. Il faut vraiment s’adresser
à Dieu et inviter Jésus à nous sauver de nos péchés.
Le soir, après avoir raconté une histoire
biblique, tu demandais aux jeunes s’ils voulaient être sauvés et c’est
après ça qu’ils pouvaient s’avancer et dire au micro qu’ils avaient
demandé à Jésus de les sauver de leurs péchés. C’était une façon pour
eux de témoigner aux autres enfants qu’ils étaient nés de nouveau, enfants
de Dieu.
Moi, je me suis avancée souvent pour redonner
ma vie au Seigneur. Il m’avait déjà sauvée une fois, mais je voulais qu’Il
soit aussi le Seigneur de ma vie. Maintenant j’ai 24 ans et je lui
demande encore d’être mon Seigneur.
Papa
: Oui, il m’arrive aussi que
lorsque j’entends un bon message de l’Évangile, je me dis que si je n’avais
pas été sauvé, je l’aurais sûrement été aujourd’hui. J’aurais
accepté Jésus comme mon Sauveur personnel.
Nicole : Oui,
c’est vrai pour moi aussi.
Papa
: Te demandes-tu parfois
Nicole : Comment se fait-il qu’un
chrétien peut tomber malade ?
Nicole : Eh
! – Je ne pense pas qu’il y ait un rapport vraiment. On peut dire comme on
dit souvent : C’est la vie, c’est mère nature, etc. La façon
qu’on l’accepte, c’est la façon qu’on voit Dieu là-dedans. Si je n’étais
pas sauvée et que je n’avais pas cette relation avec le Seigneur, et que je
ne pouvais pas m’appuyer sur les promesses bibliques et tout ça, je pourrais
me révolter et dire : Ah ! Dieu, tu n’existes pas. Mais je sais
qu’Il existe, alors je ne dis pas ça. Je pourrais dire : Ah ! Dieu,
tu ne m’écoutes pas, tu n’est pas avec moi. Mais je sais qu’Il l’est,
alors je ne peux pas dire ça non plus. Est-ce que tu penses à quelque
chose d’autre ?
Papa
: Non, je crois que ce que tu
dis-là c’est très important et c’est très beau. Ma prochaine
question est presque insignifiante, mais je te la pose quand même.
Y-a-t-il des jours ou des moments où Dieu te semble tellement loin ou même
absent au travers de cette épreuve que tu vis présentement ?
Nicole :
Non, jamais ! Le plus loin que je suis allée, c’est qu’à un moment donné
je pleurais et j’ai demandé à Dieu : Es-tu là ? M’écoutes-tu
comme il faut ? C’était même pas : Tu m’écoutes pas ! Je
ne me suis jamais révoltée, jamais. Ça j’en suis certaine. J’ai jamais
dit : Ah, pourquoi moi ? Je n’ai jamais dit ça parce que j’ai
mis ma confiance dans le Seigneur.
Ce n’est pas le Seigneur qui rend les gens
malades, c’est la vie. Les arbres poussent, les gens tombent malades, les gens
sont heureux. Pourquoi est-ce qu’un méchant qui vole est riche toute sa vie ?
Pourquoi quelqu’un qui est bon attrape le cancer ? Je ne le sais pas !
Papa :
Quand les disciples ont posé la même question au Seigneur, Il leur a
répondu : Ce n’est pas parce que ses parent ou lui ont péché, mais
c’est pour que le nom du Seigneur Jésus-Christ soit glorifié. J’aimerais
que tu nous montres les belles cartes que tu fais.
Nicole : Je
vais les montrer à la caméra. Je fais des cartes avec des fleurs
séchées et je les signe : Nico. Chaque carte a sa propre enveloppe. J’en
fais des petites et des plus grandes.
Papa :
Elles sont très belles.
Nicole :
Merci ! Je prends des fleurs et je les fais sécher dans un livre ou dans ma
bible. Cette belle carte que je montre à l’écran présentement, j’ai fait
sécher la fleur dans ma bible. Elle n’est pas à vendre ! Les petites
cartes sont toutes à vendre.
Papa :
Ça te tient bien occupée à l’hôpital, n’est-ce pas ?
Nicole :
Oui, c’est mon passe-temps. Les gens m’apportent des fleurs et je les fais
sécher. Ou même parfois, ils me les apportent déjà séchées.
Papa
: Que ressens-tu face à cette
épreuve douloureuse que tu expérimentes ? Pourrais-tu nous parler des
sentiments profonds que tu vis ? Tu nous en as parlé un peut tout à l’heure,
mais y-a-t-il quelque chose d’autre que tu aimerais ajouter et que tu aimerais
partager avec nous ?
Nicole : Je
me demande seulement ce qui va arriver ? What’s next ? C’est juste
ça. Étant donné que je ne peux pas le savoir, alors… je vis dans le
présent.
Papa :
Oui c’est ça, hein ? On a appris ça !
Nicole : On
n’a pas le choix, puisqu’on ne sait pas ce qui va arriver.
Papa :
C’est important que vivre chaque jour que le Seigneur nous donne.
Nicole :
Oui, j’ai vécu quelque chose de difficile sans savoir que ça allait m’arriver.
C’est pourquoi j’ai été tellement surprise lorsque le médecin m’a
appris la nouvelle au sujet des résultats de mes examens. On ne sait jamais ce
qui peut nous arriver dans la vie. Puis, ce qui pourrait m’arriver
maintenant pourrait être SUPER merveilleux ! Je pourrais guérir.
Papa
: Oui, il y a toutes sortes de
guérisons qui se produisent en plus de la guérison corporelle.
Nicole : Oui
!
Papa:
Il nous reste encore quelques minutes pour notre entretien. Le temps passe
tellement vite. J’aimerais te demander de nous lire ce que tu as trouvé dans
la Parole de Dieu et que tu m’as partagé avant notre entretien.
Nicole : J’ai
deux beaux versets à lire. Le premier se trouve dans le Psaume
143.8 : Fais-moi dès le matin
entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où
je dois marcher ! Car j’élève à toi mon âme.
Le deuxième verset se trouve dans Malachie
3.10 : … Mettez-moi de la sorte à
l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas
pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la
bénédiction en abondance.
Papa:
Amen !
Copyright © 2001 Fondation Nicole-Saint-Louis
Dernière modification : Mardi 5 janvier 2010.
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